Projet Amplisson

14 janvier 2012

Quand on parle d’éducation, il est rare que ce soit des réussites dont on parle et bien malheureusement les médias s’emploient plus souvent à critiquer les programmes, les bulletins, la Réforme qu’à mettre leur influence au service des bons coups qui peuvent se réaliser dans les milieux scolaires!

Aujourd’hui, j’ai décidé de prêter la vitrine de mon blogue à un projet dont m’a parlé une de mes amies et à solliciter la puissance des réseaux sociaux pour que l’année 2012 qui débute soit sous le signe des ces évènements heureux et signifiants qui donnent envie à nos enfants d’apprendre, de partager et de s’épanouir dans nos écoles québécoises.

Le projet se nomme Amplisson. À sa tête, il y a Jean-Sébastien Boies, un musicien professionnel qui a mis sur pied, avec son frère, le groupe Projet Orange dont vous avez peut-être déjà entendu parler. En effet, Projet Orange a reçu le mandat par la SAAQ de produire une chanson destinée à une campagne publicitaire de sensibilisation contre la vitesse au volant. C’est ainsi qu’est née la chanson « De Héros à Zéro » que je vous invite à écouter.

Amplisson est un projet de création et d’interprétation musicales qui a été mis sur pied à l’hiver 2010. L’organisation est chapeautée par monsieur Martin Savard, directeur de l’école institutionnelle de l’Aventure et de l’Arc-en-Ciel. Cette année, ce sont 50 enfants des deux écoles, répartis dans quatre groupes, qui participent aux ateliers musicaux. Les objectifs poursuivis par ces ateliers sont de former les jeunes à l’apprentissage de divers instruments de musique, de développer leur passion pour la musique et de leur apprendre la force du travail d’équipe. Ainsi, chacun de ces enfants assiste à une quarantaine de pratiques pendant lesquelles trois ou quatre chansons sont apprises. Ils enregistrent ensuite leurs chansons dans un studio professionnel et se produisent devant public. L’an dernier, les adultes impliqués dans l’entreprise ont pris conscience que, au-delà des objectifs avoués, ce projet avait eu des impacts insoupçonnés sur la motivation des jeunes et leur rendement académique. D’ailleurs, une équipe de TVA s’est intéressée de près au groupe et à leur première composition musicale intitulée You can try.

 


Le lancement d’album aura lieu le 26 janvier 2012. 300 personnes y seront conviées sur invitation. Afin de faire vivre l’expérience d’un vrai lancement d’album aux jeunes musiciens, des ressources ont été trouvées, mais il manque encore un service de traiteur et la présence de nombreux journalistes pour rendre compte de l’évènement.

Je crois sincèrement que ce projet mérite de recevoir l’appui de tous. Je vous invite donc à afficher ce billet sur vos murs Facebook, à le tweeter sur Twitter pour le publiciser aux médias  et à communiquer mes coordonnées (@nathcouz) à vos contacts dans la restauration qui pourront offrir gracieusement un service de traiteur pour aider à ce que ce lancement soit un succès. Merci 🙂

 

 

 

 

 

 

Lié à: le plateau de Beauregard.

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Entre contes et merveilles : les mots du lundi

12 décembre 2011

Aujourd’hui, 12 décembre 2011, c’est le début de l’aventure #tweetconte 🙂

Voici les mots qu’aujourd’hui 14 membres Twitter (@Aurise @Hugoline2 @PaquetFrancois @Multimot @EnfantsAmour @mapav8 @ph_dupuis @edithjolicoeur @carobegin @zecool @meme_aimee @tenirconte @celinerc @BrigitteProf @JoBanane) m’ont fait parvenir sous le mot-clic #tweetconte.

Je les remercie chaleureusement pour leur participation et je vous encourage à augmenter la banque de mots dans les jours prochains et ce, jusqu’à vendredi 16 décembre 2011 à 18 heures, en n’oubliant pas de mentionner la balise #tweetconte dans votre gazouillis.

Vous trouverez les mots classés ci-dessous par catégorie :

# Des personnages

  • un ogre
  • un crapaud
  • Schéhérazade
  • la marraine-fée (Cendrillon)
  • l’Empereur
  • une fée
  • une sorcière
  • un magicien
  • le maître-voleur (Frères Grimm)
  • le prince charmant

#Des objets

  • la robe couleur du temps (Peau d’Ane)
  • la chevillette (Le Petit Chaperon rouge)
  • le miroir
  • les cailloux
  • la potion
  • la baguette
  • le tapis volant
  • la pantoufle de « verre » ou de « vair »

#Des lieux

  • une caverne

#Des expressions

  • «Non,non, non par les poils de mon menton tu n’entreras pas.» (Le loup et les 3 petits cochons)
  • «Tire la chevillette et la bobinette cherra» (Le Petit Chaperon rouge)
  • «Bibbidi-Bobbidi-Boo» (Cendrillon)
  • «Il était une fois»
  • «Abracadabra!»
  • « Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants« 

# Des actions

  • une épreuve
  • un sort
  • un charme
  • une formule

#Des chiffres

  • 3 (Les Trois petits cochons)
  • 7  (des bottes de sept lieues du Chat botté)

C’est bien parti! À demain pour la suite.

 


Lié à: la pointe de Tardevant.

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Entre contes et merveilles

8 décembre 2011

Notre imaginaire est rempli de personnages, de lieux et d’objets issus des récits lus et entendus depuis notre enfance. Ils ont traversé les époques et nous réunissent hommes et femmes du monde entier, créant un espace universel où chacun rejoint une part de lui-même abritant rêves, dépaysement, fuite, possibilités d’aventures extraordinaires, peurs, espoirs, questions sur la vie etc. Ainsi les contes assurent une continuité à travers les siècles; ils sont le relais d’un imaginaire à l’autre, la tradition qui lie les générations.

Dans le même esprit qu’il y a quelques mois mon amie Monique Le Pailleur (alias @Aurise) lançait le défi du roman sans E sur Twitter, le 20 décembre 2011, entre 13h et 15h15, je vous invite à participer à une activité d’écriture collaborative via Twitter.

Ce jour-là, j’animerai dans une classe du primaire à Québec un atelier d’écriture avec des enfants de 3e année (suivre @nathcouz sur Twitter). J’ai eu l’idée de vous mettre à contribution en vous posant une question pour remuer votre imaginaire, dont les enfants se saisiront pour créer une oeuvre originale :

«De tous les mots des contes merveilleux,

lequel est votre préféré?»


Si vous acceptez de participer à ce projet d’écriture, vous me ferez connaître votre mot préféré sous le mot-clic #tweetconte durant la semaine du 12 au 16 décembre 2011.

Les enfants en prendront connaissance le 20 décembre et les inséreront à leurs tweets qui aboutira à la production d’un récit. Vous pourrez lire et commenter en direct, durant tout l’après-midi du 20 décembre, les gazouillis des enfants et je publierai sur Randonnée scripturale le récit au complet le soir-même.

Ce conte merveilleux s’emparera de vos souvenirs et en permettra la création de nouveaux. Ce sera, pour ma part, ma façon de faire vivre à ces jeunes auteurs une situation authentique de création littéraire, riche, signifiante, marquante qui leur permettra, je l’espère, de modifier leur rapport à l’écriture et à la littérature en les valorisant.

Pour moi, la littérature est vivante, elle n’est pas enfermée dans les bibliothèques ou les librairies. Elle doit exister dans la salle de classe. Mais pour cela, il faut accorder un peu d’espace à l’imaginaire des enfants, leur permettre de sortir des cadres préconçus trop souvent liés à l’évaluation, les amener dans une dynamique où ils voient se matérialiser l’acte d’écrire, qu’ils en perçoivent les difficultés aussi et qu’ils comprennent le sens des apprentissages qu’ils font à l’école pour non pas devenir des Marcel Proust en puissance, mais tout simplement des amoureux de la langue et des mots, et cela pour la vie.

Après on verra. Après ils choisiront. Mais la graine sera plantée, et peut-être… peut-être… verrons-nous un jardin coloré, un jour, où nous serons heureux de nous reposer l’âme et le coeur.


 

 

Lié à: la pointe de Tardevant.

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L’invitation au voyage

17 avril 2011

Au terme de l’aventure collective du roman sans E, je prends quelques minutes pour faire le bilan de cette expérience de création, de collaboration et de plaisir. Vous pardonnerez le coq-à-l’âne de mes propos, ma pensée ne sera pas forcément très organisée… mais le temps me manque pour faire mieux.

Avant tout, je tiens à remercier Monique Le Pailleur (alias @Aurise sur Twitter) d’avoir eu cette idée, il y a six semaines et de m’avoir lancé cette invitation au voyage, voyage qui m’a plongée dans l’imaginaire des uns et des autres, voyage qui m’a fait vivre toutes sortes d’émotions, voyage qui m’a fait découvrir du pays et des cultures, voyage durant lequel j’ai beaucoup appris, et pas seulement sur le plan cognitif, mais aussi personnellement sur le plan humain. Je tiens aussi à remercier André Roux pour le choix des illustrations dans la publication numérique du roman. Enfin, je remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont mis leur grain de sel dans Tourbillon puisque c’est le titre que porte désormais le récit publié sous le croisillon #romansansE sur Twitter :

@Aurise @AndreRoux @machinaecrire @georgesgermain

@nanopoesie @nathcouz @marteaudeux @marcottea @ JeanDore

@LiseLePailleur @Forgasm @dawoud68 @gtouze @sstasse

@jmlebaut @AlexRiopel @GilbertOlivier @julienllanas @AndreeCaroline

@JF_Giguere @gleblanc007 @kiwibruissant

@Lectrices_City @LesMetiers_net

Dans cette expérience où l’interaction entrait en jeu, même virtuelle dans ce cas-ci puisque certains co-auteurs du roman étaient pour moi des inconnus (je veux dire par là que je ne les ai jamais rencontrés pour vrai et que je ne connais d’eux que les quelques mots qui les présentent sur leur profil Twitter), j’ai été sensible à certains points qui relèvent de plusieurs ordres.

Le premier a modifié mon regard sur la création littéraire : la participation à l’écriture du roman m’a permis d’observer ce qui se passait dans le processus de création à plusieurs et j’en tire quelques observations sur le principe de négociation.

Une négociation sur la logique du récit

Il va de soi qu’en participant à l’écriture de ce roman, je m’étais fait un scénario dans ma tête de ce que pourrait être ou devenir l’histoire. J’ai eu la chance de pouvoir ouvrir le chapitre 2. J’avais alors imaginé un déroulement possible du récit à cet instant où je publiais le tweet qui initiait ce chapitre. J’avais prévu des péripéties même si tout cela n’était encore qu’embryonnaire et flou dans mon esprit. Je désirais que le récit aille là où MOI, je voulais le mener. Mais je n’étais pas seule dans cette aventure, et mes ambitions tyranniques ont été calmées bien vite. L’auteure, ce n’était pas MOI, c’était NOUS, c’était moi et les autres ou les autres et moi! Dilemme existentialiste… Bienvenue dans le monde de Huis Clos, car il fallait compter avec ces autres dont la personnalité, le style, le bagage culturel, etc. différaient des miens et avec lesquels je devais composer, auxquels il fallait que je me plie parfois, ne comprenant pas pourquoi  ils orientaient le récit dans telle ou telle direction, maugréant contre certains que j’accusais – à tort – de ne pas comprendre la personnalité d’un personnage ou d’insérer des péripéties saugrenues qui cassaient MON idée du récit. J’ai donc appris à lâcher prise. Une image s’impose à mon esprit tout à coup et je pense qu’elle traduit bien ce que j’essaie de verbaliser : il s’agit du roseau. Je me sentais comme un roseau, de plus en plus flexible au fur et à mesure que l’histoire progressait.

Je cherchais à utiliser les propositions des autres pour stimuler mon imaginaire et non plus plaquer ce que j’avais imaginé sans le concours d’aucun. Cela m’obligeait à aller plus loin, là où je ne serais jamais allée sans celles et ceux qui contribuaient à édifier le récit. J’apprenais ainsi à mettre ma créativité au service de l’histoire et non pas au service de mon égo. Quelle belle expérience d’humilité et surtout quelle richesse que ce partage et cette collaboration qui étaient d’autant plus difficiles à gérer que l’interaction ne se produisait que via les tweets, sans contact entre les personnes, donc sans possibilité de discuter entre nous de là où le récit pouvait aller ou… ne pas aller! Même si cela peut être considéré comme un inconvénient à cet égard, il reste que l’absence de communication et d’entente entre les co-auteurs a aussi créé des effets de suspense, d’attente et de surprise très appréciés.

Une négociation sur la matière du récit

Un roman, ce n’est pas que des mots qui s’alignent sur une page. Pour que les mots vivent, ils doivent s’incarner. Des personnages prennent donc vie et font que l’histoire prend tout son sens. Ce qui m’a fascinée dans l’écriture du roman, c’est la difficulté de mettre de la chair autour de ces personnages créés par les différents participants d’une part à cause de la contrainte de l’absence de la lettre E : il était très difficile, notamment, de qualifier le personnage féminin en raison de la règle d’accord en français. Cela obligeait à explorer d’autres avenues pour travailler la caractérisation, qui souvent malheureusement achoppaient ou étaient insatisfaisantes à mon goût.  D’autre part, la difficulté de caractériser les personnages était renforcée par le principe de co-écriture : j’ai une image très précise dans ma tête de qui sont Yorik, David, Lora, Nicolas et Arnaud. mais qui étaient-ils dans l’imaginaire des autres ? Comment concilier et faire coïncider ma vision et la leur? Comment créer aussi la cohérence des personnages quand aucune négociation sur ce qu’ils sont n’est possible autrement que par le truchement des gazouillis que chacun ajoute dans le roman? Fallait-il arriver à une certaine entente pour assurer la pérénnité des personnages ? Comment y parvenir? Tout en écrivant et en insérant ma vision des choses  et des personnages dans chacun de mes tweets, je me questionnais sur ce qu’ils allaient produire comme effet chez les autres auteurs : comment recevraient-ils mes idées et comment les exploiteraient-ils? Feraient-elles écho dans leur imaginaire ou sombreraient-elles dans un abîme?

Jeu et plaisirs de l’écriture

Outre les processus de création, je me suis laissée prendre au jeu et au plaisir que m’a procuré l’écriture du roman. J’aimais le matin voir où en était rendu le récit, quels éléments avaient été ajoutés par ceux qui, de l’autre côté de l’Atlantique ou durant leurs insomnies, écrivaient pendant mon sommeil. Parfois, une idée surgissait à la lecture des rebondissements apportés dans l’histoire et j’avais hâte de pouvoir insérer cette idée. Je me dépêchais alors de traquer et éliminer les E interdits pour vite publier à la suite de ce que j’avais lu et ce qui m’avait inspirée. Les quelques E que j’ai laissé passer sont d’ailleurs le résultat de cette hâte où j’ai négligé la relecture…

J’ai aussi vécu un autre plaisir, celui du partage autour des mots, de la langue, bien entendu avec tous les co-auteurs du récit, mais l’expérience qui fut pour moi la plus riche, ce fut quand mon fils de 7 ans, me voyant le regard perdu à la recherche de mots sans E pour continuer le récit, et lisant au-dessus de mon épaule le tweet que j’étais en train de rédiger, m’interrogea: «Qu’est-ce que tu fais, maman?

– Je cherche des mots dans lesquels il n’y a pas de E.

– … Pourquoi tu fais ça?

– Avec des gens sur Twitter, on écrit un roman et on n’a pas le droit d’écrire des mots qui ont des E.

Mon fils lit la phrase que j’étais en train d’écrire (il s’agirait de la dernière phrase du chapitre 5) : «Un garçon qui aurait pour nom..» et il poursuit : «Arnaud! Tu n’as qu’à l’appeler Arnaud, il n’y a pas de E dans Arnaud!» Sourire de satisfaction du fils et… de la mère 😉

Je le félicite et j’inscris sa proposition dans la suite du gazouillis. Et puis, parce que j’ai vu l’étincelle de fierté qu’il y avait dans ses yeux à m’avoir aidée à écrire, je lui ai demandé de continuer : «Comment il est Arnaud? À quoi il ressemble?»

– Rigolo! rétorque-t-il du tac au tac. Et, en plus y a pas de E!

– Yeah! Super. On ajoute rigolo.»

Et là je me suis dit que le bonheur existait vraiment! Mon fils a plongé dans son imaginaire et, dans le grand bassin où nageaient tous les mots qu’il connaît et utilise, il est parti à la pêche pour en trouver qui n’avaient pas de E et qui lui permettraient de faire le portrait de ce bébé qui était né dans le récit. Ça lui a pris deux secondes pour rectifier une proposition quand il s’est aperçu qu’il y avait là deux E. Il voulait que son Arnaud ait les cheveux blonds, alors avec une candeur superbe, il a conclu : «Non, pas cheveux, il y a des E, on va dire poils, poils blonds, ça marche!» Nouveau sourire de  la maman 🙂

Je lui ai donné ensuite un synonyme de bébé avec «poupon», ce qui lui a permis d’apprendre un nouveau mot et d’enrichir son vocabulaire. Et il a finalement proposé les adjectifs grand, coquin, gros et moi j’ai ajouté costaud en organisant les informations pour le résultat final suivant : «Un garçon qui aurait pour nom Arnaud, gros poupon aux poils blonds, grand, costaud, coquin, rigolo. » Bref,  j’étais aux anges…

Ce que j’ai trouvé de merveilleux dans cette complicité créée autour d’une phrase, d’un défi, d’un jeu, c’est qu’elle m’a permis de partager un de mes plaisirs favoris avec mon fils : écrire, jouer avec les mots, laisser libre cours à notre imagination, nous amuser, créer. Pour moi, ce fut magique et ça n’a pas de prix.

J’ai aussi pu constater la richesse de cet exercice sur le plan pédagogique. Si mon fils avait trouvé du plaisir à ce jeu, pourquoi ne pas l’imaginer se reproduire dans une salle de classe à plus grande échelle? Pourquoi ne pas penser exploiter l’outil en ciblant des apprentissages ciblés qui trouveraient tout leur sens et leur signifiance dans cet acte ludique et exigeant? Pourquoi ne pas repenser la classe de français comme un laboratoire de création qui engagerait, j’en suis persuadée, bien davantage les élèves dans leurs apprentissages?

En conclusion, dans Littérature, je trouve  «Lis tes ratures» et aussi «Lie tes ratures». Je pense que, durant ces six semaines qu’a duré l’aventure du roman sans E, nous avons souvent raturé, nous avons beaucoup lié, nous avons finalement créé avec ces ratures et ces liens un tourbillon, un mouvement qui, j’espère, en générera d’autres.

Lié à: la pointe de Tardevant.

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